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dimanche 12 mai 2013

L'EFFICACITE DES FORCES ARMEES ALGERIENNES ET MAROCAINES






NOTES :
Ce billet, ainsi que le prochain, "La course aux armements entre l'Algérie et le Maroc", ont été publiés, dans leur version très condensée et adaptée, pour l'hebdomadaire Jeune Afrique n°2722 (du 10 au 16 mars 2013) et ici :
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2722p022-029.xml1/ (Stratégie militaire : Algérie et Maroc, les frères ennemis)
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2722p022-029.xml3/ (Algérie-Maroc, des clients très courtisés)
Réactions et commentaires sur le net soulignent à juste titre qu'un "catalogue" des acquisitions d'armes n'a aucun sens. L'article-catalogue "Algérie-Maroc, des clients très courtisés", est évidemment complémentaire de ce qui suit (paru en "version courte" en tant que "Stratégie militaire : Algérie et Maroc, les frères ennemis".
Par ailleurs, quelques lecteurs ont déploré une vision caricaturale de l'armée algérienne, systématiquement considérée comme inférieure à l'armée marocaine, qui elle, serait excellente. De toute évidence, ils n'ont pas lu l'ensemble des articles, et en particulier "Algérie et Maroc, les frères ennemis" ; j'y évoque clairement la progression des forces algériennes au fil du temps, l'avance vers une professionnalisation, avec à terme, la possibilité que ces forces approchent, voire égalent, le niveau d'efficacité des forces marocaines. La route est longue, toutefois, cela n'est pas à exclure.
Enfin, l'étude sur Bernard Fall est toujours en cours. Mais en attendant...





Octobre 1963 : les forces algériennes moins bien entraînées, avec des unités d'appui moins bien dotées et un soutien logistique défaillant, subissent des pertes importantes lors de la Guerre des Sables. Elles affrontent l'armée marocaine, professionnelle, préparée, beaucoup mieux équipée. Ce bref conflit marque le début de la première course aux armements entre Alger et Rabat. Durant les En 1967, puis à nouveau en 1973, les deux pays sont impliqués à des degrés divers, et cette fois-ci en tant qu'alliés de facto, dans les deux guerres israélo-arabes. « Alliance » qui ne dure pas : les deux voisins s'affrontent directement et par Polisario interposé, au sujet du Sahara occidental, à partir de 1975. Commence la deuxième course aux armements. Rabat bénéficie de l'aide militaire américaine et occidentale tandis qu'Alger reçoit une assistance de Moscou, et des pays affiliés à l'URSS. Quinze ans plus tard, la question du Sahara occidental, la guérilla du Polisario et l'antagonisme entre l'Algérie et le Maroc ont survécu à la Guerre Froide, tandis que l'héritage militaire de cette période est toujours bien présent.


La Guerre Froide : le choc des doctrines

Un défilé de combattants lors du neuvième anniversaire du début des "évènements d'Algérie" (série d'attentats perpétrés le 1er novembre 1954 ; la Toussaint Rouge). Ben Bella, Président et Premier ministre algérien est un partisan d'une armée algérienne populaire, s'inspirant de celle qui existe en Chine ; si la plupart de ceux qui la composent ne sont pas des "professionnels de la guerre", leur détermination et leur ferveur révolutionnaire - ainsi que nationaliste - doivent leur donner la supériorité sur leurs adversaires. Houari Boumediène, ministre de la Défense, puis, vice-Premier ministre et ministre de la Défense de Ben Bella, lui, voudrait une armée algérienne composée pour l'essentiel de réguliers rompus aux tactiques de la guerre moderne, aptes à la manoeuvre, au combat motorisé/mécanisé, avec un matériel récent et des techniciens capables de le faire fonctionner. Les résultats médiocres de l'armée algérienne face à celle du Maroc, lors de la guerre des Sables en octobre 1963, lui donnent raison. Boumédiène prend le pouvoir après un coup d'état, le 19 juin 1965.
Des années d'alignement au sein du bloc de l'Est pour l'Algérie et du bloc de l'Ouest pour le Maroc ont marqué l'état officiers et sous-officiers de chaque « camp ». Les officiers sont devenus officiers supérieurs et officiers généraux, les sous-officiers sont parfois devenus officiers et officiers supérieurs : responsables militaires formés « à la soviétique pour les uns » « à la française » ou « à l'américaine » pour les autres. De fait, les doctrines militaires d'alors continuent à façonner les forces armées contemporaines des deux pays, sans totalement exclure les évolutions.

Du côté algérien, le processus d'adoption d'une doctrine a été plus complexe que pour le Maroc : si les problèmes qui apparaissent lors de la Guerre des Sables démontrent qu'une armée exclusivement populaire n'est pas un concept qui convient à l'Algérie, il reste à intégrer les ex-combattants des maquis algériens aux éléments réguliers afin de créer une force plus professionnelle, disciplinée et en mesure d'utiliser des matériels modernes dans l'éventualité d'une guerre conventionnelle avec le voisin marocain. Houari Boumédiène y parvient, non sans écueils : la volonté d'appliquer la doctrine militaire soviétique, notamment par la mise sur pied de divisions, se heurte aux difficultés pour les militaires d' « absorber » la quantité de matériels lourds (chars, avions...) qu'ils reçoivent. De fait, au début des années 1970, une partie des armes obtenues n'est pas opérationnelle. Dans ces conditions, ne sont organisées que des brigades et des bataillons indépendants. En 1986, l'idée de former des divisions blindées et d'infanterie mécanisée semble resurgir, se concrétisant ensuite. Aujourd'hui, l'Algérie aligne ainsi – comme grandes unités (GU) - : 1 division de réaction rapide (qui inclut les troupes parachutistes et les forces spéciales de l'armée de terre), 2 divisions blindées et 2 divisions d'infanterie mécanisée.

L'Algérie reçoit 330 T-62 à partir de 1977, intégrés à des bataillons organisés sur le modèle soviétique (31 chars).

Mais dans le courant des années 1960 à 1990, avec ou sans division, la doctrine soviétique prévaut : en cas de guerre ouverte avec le Maroc, l'Algérie engagerait ses brigades blindées , mécanisées et motorisées dans le cadre d'opérations aux contours strictement définis par des plans rigides, avec une aviation attachée à appuyer les actions des troupes terrestres ou à intercepter les chasseurs adverses sous contrôle des stations radars au sol, de concert avec les batteries de missiles surface-air. Cette doctrine qui se veut souple au niveau stratégique ne laisse que peu de place à l'initiative au niveau tactique, contraignant les officiers à exécuter vaille que vaille les consignes qui leur ont été données, avec pour objectif d'anéantir l'ennemi dans la profondeur. Elle se focalise sur ce que doivent faire les forces, convaincues de leur supériorité politique, au travers une vision « scientifique » de la guerre plutôt que sur ce qu'elles sont capables de faire selon l'évolution de la situation sur le terrain.

Le Maroc, quant à lui, privilégie le combat mobile, dans lequel les chefs d'unités sont encouragés à faire preuve d'initiative, en manoeuvrant, en mettant à profit la qualité et la quantité des moyens de transmissions, celle du matériel, ainsi que le niveau d'entraînement des officiers, sous-officiers, militaires de carrière, conférant aux hommes du rang – avec également des militaires de carrière – un encadrement solide et compétent. Tandis que les cadres militaires algériens sont formés – et politisés – dans les académies d'URSS et des « pays frères », ceux de Rabat apprennent et se perfectionnent en France, aux Etats-Unis... Plus que deux pays qui s'affrontent, ce sont deux idéologies. Pourtant, au fil du temps, l'Algérie se montre plus critique sur la politisation de ses cadres « expatriés » : un rapport de la CIA du milieu des années 1980 relaie des informations à ce propos, de même que le mécontentement d'Alger quant à la dépendance technique savamment entretenue par Moscou (manque de formation de techniciens, notamment pour les batteries de missiles sol-air, pour l'aviation de combat...).

Si l'armée marocaine reçoit également des chars de combat, armes de choc, elle ne délaisse pas pour autant la manoeuvre, en acquérant quantité d'AML-90 à partir de 1966, ainsi que des AMX-10RC dont un premier lot est commandé en 1978.

Les doctrines militaires algériennes et marocaines à l'épreuve d'un conflit de basse intensité et des guérillas

Nous l'avons vu, lorsque débute la troisième course aux armements en 2006, la pensée militaire algérienne et la pensée militaire marocaine sont toujours empreintes des doctrines des ex-blocs de l'Est et de l'Ouest. Néanmoins, elles se sont adaptées aux contingences du terrain et des décisions politiques. Au Sahara occidental, le Maroc a été obliger de lutter contre une guérilla bien armée (tant par l'Algérie que par les armes prises aux forces marocaines) excellant elle aussi dans le combat mobile en zone désertique. Pour affronter cet adversaire bien moins prévisible que des colonnes mécanisées respectant un plan précis, Rabat édifie une barrière fortifiée où elle retranche ses pièces d'artillerie automotrice, ses chars, son infanterie. Au bout du compte, elle neutralise assez efficacement la forte capacité de nuisance du Polisario, non sans pertes, en particulier pour l'aviation de chasse du royaume.

De l'autre côté de la frontière, l'Algérie cède du matériel aux irrédentistes sahraouis tout en participant en 1975 aux accrochages contre le Maroc. Mais à moins de risquer une conflagration régionale majeure, Alger ne peut se conformer à la doctrine militaire soviétique qui implique l'écrasement de l'adversaire dans la profondeur. En conséquence de quoi, dans les deux capitales, la rhétorique musclée remplace le fracas des armes. Seize ans plus tard, l'Algérie bascule dans la guerre civile, entre les autorités laïques et les islamistes. Ces derniers mettent en œuvre toute la panoplie des méthodes de combat asymétriques (guérilla, terrorisme) qui appartiennent à ce qui, quelques années auparavant, était encore labellisé en tant que « guerre révolutionnaire ». Les forces armées algériennes ne sont ni prêtes ni adéquates face à une guérilla : une fois encore la doctrine soviétique n'est pas appropriée.

Formée à mener une guerre conventionnelle avec des moyens mécanisés, ayant organisé depuis peu ses troupes sur le modèle divisionnaire soviétique, l'Armée algérienne n'est pas prête à affronter une insurrection de l'ampleur de celle qui survient en Algérie. Au fil du temps, elle parvient néanmoins à s'adapter, tandis que le pouvoir - beaucoup de ses membres ont combattu pendant la guerre d'Indépendance - comprend toute l'importance de l'action politique, comme en témoigne par exemple la loi d'amnistie.

De fait, au cours des premières années de cette crise sanglante, les forces régulières se montrent, au mieux, médiocres. La gendarmerie assistée des groupes d'autodéfense qui s'organisent se révèlent plus en corrélation avec l'adversaire à combattre. La nouvelle structure divisionnaire, des unités blindées et mécanisées, lourdes, convient peu à la traque des terroristes. Pour ne rien arranger, plusieurs pays imposent un embargo sur les armes et les équipements de sécurité à destination de l'Algérie : Eurocopter refuse ainsi de céder ses appareils, l'armée ne peut recevoir les lunettes de vision nocturne qui lui seraient pourtant précieuses... La folie meurtrière des terroristes qui se coupent ainsi du soutien d'une grande partie de la population conjuguée à de nombreuses mesures en matière d'action politique et de méthode de contre-insurrection (tactique des petites unités) permet finalement à Alger de prendre l'ascendant sur les terroristes.

Au bout du compte, Algériens comme Marocains ont appris qu'une doctrine militaire n'a de sens que si elle s'amende des contingences locales et évolue en conséquence. Aujourd'hui, tout en ayant l'expérience de la lutte anti-guérilla sur des terrains différents, ils se préparent à une guerre conventionnelle de haute intensité, s'efforçant d'être en mesure de vaincre l'adversaire dans l'offensive, de le repousser dans la défensive et dans les deux cas de figure, de lui faire payer très chèrement l'option militaire.


Que valent les deux armées aujourd'hui : le rapport de force

Si l'on ne considère que les chiffres en ce début d'année 2013, en excluant les intentions d'achat et les matériels devant être livrés ainsi que ceux dont l'existence n'est pas avérée ou soupçonnés d'être en réserve/retirés pour ne prendre en compte que les matériels réellement déployés, l'Algérie aligne 685 chars relativement modernes et jusqu'à 300 moins récents (les T-62, que certaines sources mentionnent comme en réserve ou retirés du service), soit 985 chars de combat au total. Le Maroc dispose quant à lui de jusqu'à 550 chars inférieurs aux T-90S algériens (à l'exception des VT-1A) ou plus ou moins équivalents aux T-72, et de quelques M60A1 (non portés aux standards M60A3TTS). Plusieurs sources indiquent que les M48A5 ne sont plus en service, peut-être en réserve pour une poignée d'entre-eux. Le rapport de force, pour les chars, est donc en faveur de l'Algérie, à deux contre un.

Le T-90S représente le char de combat le plus moderne de l'arsenal algérien ; tant que les M1A1SA ne sont pas entrés en service côté marocain, matériel contre matériel, l'Algérie dispose d'une incontestable supériorité en matière de chars. L'arrivée des VT-1A côté marocain atténue toutefois cette avance. De manière plus générale, c'est l'entraînement des équipages, les doctrines tactiques qui font la différence.

Pour les véhicules blindés de combat d'infanterie, la supériorité numérique algérienne est écrasante : jusqu'à 1 085 (BMP-1, BMP-2 et BMP-3) contre... environ 195 du côté marocain, avec un écart qui se réduit si l'on ajoute les blindés de reconnaissance armés d'un mortier à chargement par la culasse de 60 mm (AML-60), d'un canon de 90 mm (AML-90) ou de 105 (AMX-10RC), passant alors à environ 574 pour le Maroc. Là encore, le rapport de force est de 2 contre 1 pour l'Algérie. Il s'équilibre avec les véhicules blindés de transport de troupes (armés de mitrailleuses de 7,62 mm ou de 12,7 mm), avec un avantage au Maroc : 728 pour l'Algérie contre 1 110. Avantage aussi quant aux pièces d'artillerie automotrices (y compris les lance-roquettes-multiples) : environ 264 pour l'Algérie contre 436 pour le Maroc et au moins 215 pièces tractées pour l'Algérie contre au moins 177 pour le Maroc ; dont la trentaine de L118 Light Gun, modernes, héliportables, et susceptibles d'appuyer l'infanterie de montagne marocaine dans les zones du nord. Contrairement au Maroc, l'Algérie semble ne pas avoir d'unités dédiées au combat en montagne.

Toujours quantitativement, l'aviation algérienne regroupe davantage d'appareils de combat : 36 appareils modernes et 71 plus anciens, face à, respectivement, 24 et 46 pour le Maroc. Si l'on additionne les avions d'entraînement capables de mener des missions d'attaque au sol et de lutte contre-guérilla (L-39 et Yak-130 d'un côté, Alpha Jet de l'autre) le rapport de force s'établit ainsi : 156 contre 89, soit deux contre un, identique à celui des hélicoptères de combat : 33 contre 19. En ne considérant que les lanceurs de missiles sol-air intégrés à des batteries, l'Algérie aligne au moins 334 lanceurs contre au 85 pour le Maroc. Enfin, sur mer, l'avantage numérique appartient aussi à l'Algérie, avec 4 sous-marins, 9 frégates et corvettes contre 6 frégates et corvettes marocaines.

Quant au rapport de force des effectifs, l'Algérie aligne davantage d'hommes que le Maroc. Cependant, les chiffres de 2011/2012 sont trompeurs, dans la mesure où ils incluent le grand nombre de paramilitaires algériens (conséquence de la guerre civile) ; dans le détail, selon The Military Balance 2012, l'armée de terre algérienne comprend 110 000 hommes, 175 000 pour le Maroc, l'armée de l'air algérienne 14 000 contre 13 000, la marine algérienne 6 000 pour 7 800 du côté marocain et 187 000 paramilitaires contre 50 000 ; 317 000 contre 245 800.


Malgré tout, l'avantage qualitatif au Maroc

Les matériels commandés et à venir, les récentes intentions d'achats de cette troisième course aux armements ne font qu'accroître le fossé quantitatif entre les deux pays d'Afrique du Nord. Malgré tout, le Maroc conserve, pour l'heure, son avantage qualitatif : si ses armes sont globalement moins nombreuses que celles qu'alignent l'Algérie, et que d'ici peu, elles seront aussi en partie dépassée technologiquement (à moins d'acquisitions importantes), les forces armées marocaines bénéficient d'un taux de professionnalisation plus élevé que celles de l'Algérie : toujours selon The Military Balance 2012, sur 110 000 hommes, l'armée de terre algérienne compte 35 000 militaires de carrière, tandis que sur un effectif de 175 000 hommes, l'armée de terre marocaine dispose de 75 000 engagés.

Les forces terrestres chérifiennes sont donc plus expérimentées, mieux encadrées que leurs homologues algériennes. Expérience entretenue par la présence dans le sud du Maroc, face au Polisario dans une confrontation qui tient finalement davantage du dissymétrique que de l'asymétrique, ainsi que par de nombreuses opérations extérieures difficiles, comme en Somalie entre 1992 et 1994), ou lors de l'engagement de forces spéciales marocaines au Yémen, fin 2009, aux côtés des Jordaniens et des autorités yéménites face aux jihadistes.

De plus, comme le veulent les doctrines militaires françaises et surtout, américaines, les unités de soutien marocaines sont nombreuses et bien organisées. En conséquence, le taux de disponibilité opérationnelle des matériels est élevé et la les unités du royaume auraient la garantie, si elles devaient être engagée dans un conflit, de bénéficier d'un approvisionnement constant, assurant un bon tempo aux opérations. Les unités de maintenance et de logistique algériennes existent, toutefois, leur capacité à soutenir des forces de première ligne avec un matériel nombreux (et donc, des besoins considérables en munitions, carburant et pièces de rechange) est d'autant plus sujette à caution que les lacunes des forces soviétiques, sur le modèle desquelles ont été organisées les unités algériennes, sont connues.

Le niveau de professionnalisation est plus difficile à appréhender au sein des forces aériennes où l'Algérie dispose évidemment de davantage de militaires de carrière. Une estimation qui reposerait sur les heures de vol effectuées de part et d'autre seraient trompeuses car les informations sont évidemment lacunaires : The Military Balance 2012 indique 150 heures pour les pilotes de chasse algériens et 100 pour les Marocains. En réalité, les pilotes de F-16C et D ont déjà derrière eux 150 heures sur F-16 (en plus de celles sur d'autres appareils de combat) et volent autant que les pilotes de F-16 de l'OTAN (de 180 à 250 heures de vol annuelles) tandis que ceux des MF2000 et F-5 bénéficient d'entre 125 à 150 heures, accomplies notamment lors d'exercices avec l'étranger. La qualité des pilotes de Sukhoy algériens ne fait aucun doute, cependant, une fois encore, les méthodes héritées de l' « ère soviétique » atténuent leur valeur : plus rigides, avec des pilotes qui dépendent étroitement de stations de contrôle, au sol, et, dans le cadre de missions d'interception, des batteries de défense aérienne, alors que les pilotes marocains opèrent avec plus de flexibilité...


L'avenir

Cette situation vieille de cinquante ans, qui implique une supériorité matérielle algérienne et qualitative marocaine, n'est pourtant pas intangible. Depuis quelques années Alger a fait le choix d'une professionnalisation de ses forces régulières, ainsi que d'une standardisation de ses moyens, plus en phase avec les enjeux stratégiques et avec les menaces réelles ou fantasmées. Bien que gênée par les séquelles persistantes de la guerre civile, cette professionnalisation et cette rationalisation des moyens progresse toutefois : l'intégration d'une partie des gardes communaux au sein des forces armées (décision qui sert à justifier en partie le budget de défense de plus de 10 milliards de dollars pour 2013), l'assemblage des blindés NIMR II ainsi que plusieurs centaines de Fuchs 2 en remplacement des différents modèles alignés l'illustrent parfaitement.

Le choix d'un blindé à roues n'est pas anodin : d'une part, ce genre de véhicule est considéré comme plus adapté pour lutter contre des troubles intérieurs (notamment en terme d'image dans les médias étrangers : un char, imposant frappe davantage et crée un symbole négatif pour le pouvoir : les photos d'un manifestant chinois bloquant une colonne de chars lors des événements de la place Tian'anmen, en 1989, ou encore des chars égyptiens face au peuple, sont passées à la postérité). D'autre part, ils peuvent rapidement parcourir de grande distance sur route : en plus de sa force mécanisée « choc », l'Algérie se dotera ainsi d'une force beaucoup plus mobile, capable de basculer d'un point à l'autre du pays, d'une frontière à l'autre, dans de brefs délais. Enfin, les véhicules à roues exigent relativement moins de maintenance (et demandent moins de pièces détachées) que les véhicules chenillés... Ils coûtent donc théoriquement bien moins cher que des blindés chenillés de génération équivalente.

Autre orientation significative : le développement de plus en plus marqué d'une capacité de renseignement satellitaire indépendante avec le lancement du satellite ALSAT-2A dont l'optique permet la prise d'imagerie d'une résolution moyenne (en comparaison des satellites américains) de 10 mètres, avec le lancement d'un second satellite d'observation ALSAT-2B prévu. Pour modeste qu'elle soit, l'Algérie disposera néanmoins d'une capacité de renseignements stratégique indépendante beaucoup plus pratique que les MiG-25RBSh Foxbat D, qui ne peuvent évidemment pas survoler le territoire marocain, alors que l' « oeil » d'ALSAT est susceptible de se poser n'importe où sur le territoire chérifien... Voire ailleurs.

Concernant l'entraînement, même si Alger ne reconnaîtra pas ses lacunes, les faits témoignent que les autorités politiques et militaires ont conscience qu'il y a bien des choses à améliorer : la marine allemande prend ainsi en charge l'entraînement des Algériens, tandis que suite à l'intervention d'In Amenas, des discussions ont été entamées à l'initiative de Londres, afin que les SAS et SBS, unités des forces spéciales britanniques, forment leurs homologues algériens aux opérations antiterroristes...

Pour l'heure, en cas de conflit majeur, les deux armées se neutraliseraient l'une l'autre, avec de très lourdes pertes de part et d'autre. A plus long terme, l'Algérie pourrait bien prendre l'ascendant – pas juste quantitativement – sur son voisin. Bien entendu, la qualité des militaires de Rabat resterait égale mais l'amélioration de celle des militaires d'Alger pèserait de plus en plus dans la balance. Conjoncture qui serait favorisée par les moyens financiers dont dispose l'Algérie. Grâce à eux, il est possible d'entraîner intensivement les militaires, de faire voler les avions, d'organiser des exercices sans trop regarder à la dépense, augmentant ainsi le niveau général.

Quoi qu'il en soit, même si l'Algérie venait un jour à égaler, au moins en partie, son voisin sur le plan qualitatif tout en le dominant quantitativement, une guerre resterait une catastrophe économique pour les deux protagonistes ; un suicide politico-économique pour qui la déclencherait. Aussi, ne serait-il pas temps de mettre un terme à cette troisième course aux armements et à toutes les outrances financières inhérentes au genre, avec des volumes d'achats plus raisonnables, en corrélation avec les menaces réelles ? D'autant que cette logique de surenchère, outre son caractère nihiliste, a un coût invisible qui se reporte sur d'autres équilibres : ceux des sociétés algériennes et marocaines. La volonté de disposer d'une défense efficiente pour protéger la nation n'a de sens que si elle ne met pas en péril l'avenir libre de sa jeunesse, la qualité de vie de ses citoyens de tous âges. De toute évidence, s'il est une menace que les décideurs algériens et marocains n'anticipent pas assez, ou sous un mauvais prisme, c'est bien celle-ci...

51 commentaires:

  1. L'Algérie a dépassé en qualité et depuis longtemps l'armée marocaine! Et ce ne sont les 24 F16 obsolètes qui y changeront quelque chose!

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    1. on cannait l'algérie aussi la capacité mentale, il faut voir les F 16 en qualité est pas en quantité il faut que tu révise un peu et tu mis a jour tes modestes connaissances militaire...
      Relativement à ta culture ce n'est pas les armes qui font différence : "L'homme sage est ce celui qui cherche conseil, mais les armes on les trouvent partout..." Hassan II.
      après tout tu ne connais pas l'histoire de ton pays néo moins la vrai nationalité de tes dirigeants dont l'exemple ben bella et boutaflika... fais une petite recherche est tu va savoir que l'Algérie ne pourras en aucun cas faire la guerre au Maroc : pour ton informations en Algérie il y a les algéROIs et les algéRIENs

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    2. Tu as totalement tord puisque les anciens conflits armées qu'on opposés le Maroc à l'Algèrie, ont toujours été largement remporter par le Maroc, je pense que l'Algèrie n'arrive toujours pas à digérer ses défaites et veut à tout prix impressionner d'ou cette phobie de vouloir détenir un maximum d'armements, or dans une guerre la victoire ne s'obtient pas avec la quantité mais par la qualité.
      Et sur ce dernier point le Maroc reste largement favoris.
      Prenons l'exemple de la Lybie sous Khadafi, c'est pas les armes qui manqués mais plutôt les le savoir faire des hommes pour les utilisés et le résultat on le connait tous.
      Un autre exemple celui de la Corée du nord et de la Corée du sud, l’arsenal nord coréens et même l'effectifs des militaire est largement supérieur à son voisin or en terme de qualité et de professionnalisme, la Corée du sud reste de loin la plus qualifiée.
      Conclusion: Toutes les armées qui sont encore dans une optique communiste militaire, sont totalement dépassés.
      La 1ère puissance militaire mondiale est toujours les états unis et se n'est pas un hasard.

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    3. tu es sur????
      que valent tes 24,f16 devant les Sukhoi30 et 32?
      Ton Hassan vous a menti, durant la guerre des sables sais-tu aumoins quelle est la superfeicie terrestre que le Maroc a perdu au profit de l'algérie?

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    4. un peu en retard (dsl)
      je suis officier mécanicien dans l AAF depuis 12 ans je ne connais pas les effectifs ni la technologie marocaine par contre je peux simplement vous dire que et techniquement et matériellement pour l Algérie vous êtes très loin du compte .
      c est tout ce que je peux dire
      espérons simplement que nous ne nous battrons jamais avec nos frères marocains se serait une perte pour les 2 nations
      bonne soirée

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    5. Juste pour information, les F16 marocains sont supérieur au soukhoy algérien sur le plan du combat aérien, en effait le F16 52+ marocain a une meilleur maniabiliter, un radar de loin plus performant et un armement beaucoup plus efficace a celui des voisin, de plus vous dites les seul petit 24 F16 mais vous ne contez pas les mirage F2000 qui ont les même capacités que les mirage 2000 français et les F5 qui sont modernisé a un niveau incroyable. Bon nombres d'analyste on même démontré que en cas de guerre aerienne avec l'Espagne le Maroc gagnerai, faites vos recherche et vous verrez. De plus du coter marine nous disposons peut être de moins de bâtiment mais nous nos bâtiment sont construit par des constructeur reconnue mondialement contrairement au votre qui sont construit a la va vite dans vos chantier qui ne sont d'ailleurs même pas au normes internationale. Mais bon une guerre serait vraiment débile car nous somme frère et je regrette vraiment cette afrontement qui ne fait que gangrainer nos relations. Salutations du Maroc

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    6. A linda je tiens a t informer que les terres volees au maroc n est pas le fruit de la guerre des sables mais de la colonisation française. La france s est appropriee une large partie de l est marocain dont tindouf a son departement algerien.revois l histoire de cette periode et tu comprendras.

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  2. La différence entre les deux pays est la discrétion et le professionnalisme!
    La valeur se voit sur le terrain..

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  3. dépenses au détriment des deux peuples qui vivent majoritairement dans la misère

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  4. C'est mesquin tout ça !!! Au lieu de faire une étude sur le comment sortir ces deux nations de leur situation catastrophiques, on en est à faire l'exhibition de leurs "muscles"!!!

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  5. Il va sans dire que tout commentaire insultant à l'encontre d'une des deux Nations concernées par cette analyse ne sera pas publié. De même que si le débat est évidemment le bienvenu, les attaques personnelles grossières ne figureront pas ici. La passion n'empêche pas la correction.

    Cordialement.

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    1. M. Touchard,

      Merci pour cette analyse, que je ne partage pas totalement, mais qui a le mérite de réintroduire en France le début d'une réflexion stratégique sur les rapports de force au Maghreb (sujet largement délaissé des chercheurs et experts en la matière).

      Il me semble toutefois que la supériorité qualitative des forces armées marocaines que vous mettez en avant est très exagérée. Dans des régions comme celle-ci où les guerres se remportent avant tout sur terre, vous avez omis de préciser que la composition des forces terrestres algériennes intègre un plus grand nombre de forces spéciales que du côté marocain, forces d'élite qui ont connu un développement quantitatif et qualitatif ininterrompu ces 20 dernières années, et qui bénéficient d'un accès privilégié à l'entraînement et aux équipements de pointe disponible en Occident.

      Toujours dans le domaine terrestre, comme vous le soulignez bien, l'armée de terre marocaine n'est pour le moment pas en mesure d'aligner des chars et blindés aussi modernes que le T-90SA ou le BMP-3 (et BMP-2M modernisé), mais vous auriez dû préciser que cette supériorité qualitative et quantitative algérienne est clairement de nature à renverser le cours d'une guerre. Vous auriez pu aussi ajouter que l'industrie de défense algérienne, largement plus développée que celle du Maroc, est davantage capable d'assurer un soutien au maintien en condition opérationnelle, critère décisif dans la conduite d'une guerre. Enfin, vous passez un peu vite sur la supériorité héliportée des Algériens. L'ANP dispose d'une force d'hélicoptères antichars capables d'opérer de nuit et à distance de sécurité (missiles d'une portée de 8 kms), en mesure d'infliger des pertes très sévères à l'adversaire. L'armée marocaine compte sur ce point sur des Gazelle qui n'ont bénéficié d'aucune modernisation.

      Surtout, vous auriez pu aussi ajouter un aspect très important sur lequel l'armée marocaine n'est pas en mesure de rivaliser sur le plan qualitatif, et qui est également de nature à déterminer le cours d'un conflit, qui est la défense sol-air. Les systèmes AA S-300 PMU2 et Pantsir mis en oeuvre par l'ANP n'ont pas d'équivalent côté FAR, tandis que les Algériens continuent de déployer une large gamme d'armes AA dont l'efficacité avérée (des SA-18 aux Shilka modernisés) est de nature à sérieusement limiter le champ d'action des aéronefs marocains. En face, l'armée marocaine ne dispose que d'une défense sol-air très succincte.

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    2. Monsieur,

      Vous trouverez ma réponse, détaillée, ici.
      http://conops-mil.blogspot.fr/2013/08/droit-de-reponse-efficacite-des-forces.html

      Bravo pour votre commentaire.

      Cordialement,
      Laurent Touchard

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    3. Monsieur Laurent Touchard.

      Les occidentaux ont le beau rôle de monter deux peuples frères, les uns contre les autres...
      On divise pour mieux régner, alors quoi de plus simple que d’exciter par des comparaisons grotesques.
      Pourquoi ne pas comparer l'armée Britannique, et celle de la France, en cas de conflit bien sur...Il n'y a qu'à voir ce qui c'est passé en 1939, la débâcle de l'armée française. Et si on parlait de ce qui c'est passé en Indochine, l'histoire de la guerre d'Algérie, la puissance de l'armée française, face à un peuple composé d'ouvriers et de paysans ?
      Je veux simplement dire, une guerre ne se gagne pas uniquement avec des armes, mais avec une volonté farouche de défendre sa liberté.

      En fait je n'aime pas le négatif, ceux qui incitent à la haine...
      En tant que journaliste vous pouvez jouer un rôle beaucoup plus constructif, des articles pour unir, des articles pour l'éveil, créer un esprit de développement, etc...Si vous avez l'esprit adulte vous pouvez comprendre que les armes sont conçus pour tuer, elles ne produisent que des larmes, de la souffrance, des veuves, des orphelins. Comme si le sang n'a pas suffisamment coulé. Il est vrai que l'Europe, pendant des siècles, a vue sa nation se déchirer, en moyenne, une guerre tous les 30 ans

      Cordialement

      Braham

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    4. Monsieur,

      Il n'appartient qu'à vous de considérer comme grotesque une comparaison concernant deux pays entre lesquels existe un antagonisme né dans le courant des années 1960 et toujours d'actualité, notamment en raison de la question du Sahara occidental.

      Un antagonisme géopolitique a également existé entre la France et la Grande-Bretagne et il m'est arrivé, pour ma culture, de comparer les armées des deux pays (ou de celles de leurs alliés/proches) à différentes périodes : Guerre de Cent Ans, guerres napoléoniennes, ou encore affrontements entre vichystes et franco-britanniques (en Syrie, par exemple). Les comparer aujourd'hui ? Plus dans le cadre d'un antagonisme mais d'armée à armée afin de déterminer les atouts et les faiblesses de l'une et l'autre, et ainsi d'établir dans quels domaines la complémentarité est indispensable.

      "Une guerre ne se gagne pas uniquement avec les armes, mais avec une volonté farouche de défendre sa liberté" ; oui, certaines guerres. Votre constatation s'inscrit dans le "politique", par contraste au "militaire". Le "politique", c'est l'essentiel dans un conflit de type insurrectionnel et non négligeable dans un conflit d'Etat à Etat. Reste que la liberté des uns constitue l'oppression des autres... Dans un conflit, chaque camp est toujours convaincu de défendre son bon droit. Différences de rationalités nées de "parents" divers.

      Le négatif ? Etudier un antagonisme sous l'angle "militaire" peut effectivement être considérer comme négatif : matériel militaire, guerre, mort, ou comme vous l'écrivez "les armes sont conçus pour tuer, elles ne produisent que des larmes, de la souffrance, des veuves, des orphelins"... Alors, pourquoi parler de ce qui sépare les Peuples ? Sir Charles Oman, distingué (même si par trop oublié) historien militaire britannique (1860-1946) expliquait : "On peut détester la guerre comme l'on peut détester la maladie, mais dénoncer la nécessité de l'étudier n'est pas moins absurde que de minimiser le besoin de recherches médicales parce que l'on aime pas le cancer ou la tuberculose."

      Par ailleurs, même avec le plus grand respect pour la profession de journaliste, je ne me considère pas comme tel, mais comme "chercheur indépendant". Et à propos du constructif, que dites-vous de certains aspects de ma conclusion (partielle) de ce billet :
      "Aussi, ne serait-il pas temps de mettre un terme à cette troisième course aux armements et à toutes les outrances financières inhérentes au genre, avec des volumes d'achats plus raisonnables, en corrélation avec les menaces réelles ? D'autant que cette logique de surenchère, outre son caractère nihiliste, a un coût invisible qui se reporte sur d'autres équilibres : ceux des sociétés algériennes et marocaines. La volonté de disposer d'une défense efficiente pour protéger la nation n'a de sens que si elle ne met pas en péril l'avenir libre de sa jeunesse, la qualité de vie de ses citoyens de tous âges. De toute évidence, s'il est une menace que les décideurs algériens et marocains n'anticipent pas assez, ou sous un mauvais prisme, c'est bien celle-ci..."

      En résumé : les décideurs algériens et marocains feraient mieux de s'intéresser davantage à leur jeunesse et plus généralement à leur société, sans hypocrisie, qu'à d'excessifs achats d'armes...

      Cordialement,
      Laurent Touchard

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    5. Cher Monsieur Touchard,
      vos chiffres sont erronés ,surtout si l'on se place en Juillet 2014.
      Comme vous l'avez dit, les contrats qui étaient en cours , n'étaient pas pris en compte par votre analyse, assez personnelle je l'avoue.
      L'Algérie vient d'acquérir les frégates italiennes dernières générations, auxquelles s'ajoutent les chars allemands...Au delà du matériel, Alger a obtenu un énorme transfert de technologie anglais,allemand et russe sans précédent, lui permettant aujourd'hui de rivaliser avec les grandes puissances. Votre analyse assez subjective est un mépris à l'égard de la qualité des formateurs et géo stratège notamment russe, anglais, allemand et italien qui ont signé un partenariat de 30 ans avec l'armée algérienne.
      Vous dites "Une guerre ne se gagne pas uniquement avec les armes, mais avec une volonté farouche de défendre sa liberté"..L'Algérie est beaucoup mieux placée que Le Maroc pour le savoir , elle qui par le sang des ses enfants a obtenu sa liberté. Le royaume chérifien lui ne fut qu'un protectorat .
      Ne négligez jamais le nationalisme algérien qui fait si peur notamment à la France.

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    6. Cher Monsieur,

      Tout d'abord, merci de votre intervention.

      Ensuite, vous avez raison pour les chiffres. Toutefois, j'ai bien précisé dans ladite analyse "Si l'on ne considère que les chiffres en ce début d'année 2013"... Par ailleurs, l'analyse en question fait partie d'un ensemble de billets (pour l'heure uniquement publiés sur le Blog Défense de Jeune Afrique).

      Dans celui-ci :
      http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20131115162408/
      Il est question des acquisitions navales algériennes et plus encore dans celui-ci :
      http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20131115162408/
      où sont encore mentionnées les Meko A200 ainsi que les bâtiments d'opérations amphibies San Giorgio.

      Au sujet des "chars" allemands, je suppose que vous faites référence aux Fox (Fuchs II) et peut-être Boxer ? Ils sont évoqués dans l'analyse qui précède et dans "A quoi va servir la hausse du budget de la défense". Quant aux formateurs étrangers qui apportent leurs compétences aux forces armées algériennes, je les mentionne ci-dessus...

      Cordialement
      Laurent Touchard

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  6. Ces armes qui coutent très cher finiront toute par rouiller et partir a la casse ces 2 nations frères devraient investir, dans les infrastructures routières; sportives; économiques; et autres pour essayer de sortir leur peuples de la misère, plutôt que de faire une course a l' armement. La guerre froide c' est fini, Il faut apprendre a voir et a penser l' avenir et non penser a se détruire, car ceci est le signe des faibles et peu intelligent.

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  7. vous dites que les F-16 sont obsolètes ??????? au moins les américains ne trichent pas sur la qualité du matériel délivrée comme font les russes ( je fais allusion aux avions vendus a l Algérie avec des pièces qui ont déjà servi...)..
    même l Algérie a rêvé d avoir des F-16...mais les américains ne veulent pas ... ca tt le monde le sait

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    1. Les f16 dont vs vante l mérite!! O tun système de navigation gps relié a la station du colorado ils sont sujet a la degragation volontaire de position en plus claire les us vous ont vendu du matériel qu'ils contrôle a distance,d'autre part, si vois considéré su les f5 et les tanks m60abraham sont un éloge qualitatif!!? En outre vous avez omis d préciser k l'algerie a une industrie militaires et ce depuis 30 ans notamment pour les navires de guerre sur ce j vs quitte

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  8. anonyme .les f 16 on un rayon d'action de 500 km s'il parte a 200 km des frontiere algerienne

    il pourront effectuer 300 km sur le territoire d'algerie et tomberon

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    1. Ils seront abattus bien avant!

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    2. dsl mais c'est pas 300 km qui va fair grand chose a l'algerie mdr il dispose d'un territoire de 2.3 milions de km carré .et de plus 500 km pour un F16 face a l'algerie sa va rien fair je te rappel encore que l'algerie dispose de sou marin avec des missile russe de 5000 km de quoi atteindre tous le maroc depuis la méditéranné.

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  9. C'est intéressant de lire vos commentaires on peut facilement savoir pour la majorité qui est algérien ou marocain .
    Chacun essaie de savoir qui à la plus grosse ; est ce vraiment le fond du problème .
    Je pense que si réelle guerre il y avait la différence se ferait avec les alliés de chaque pays mutuel .
    Comme certains le soulève il serait beaucoup plus intéressant de se poser les vrais questions aux problèmes qui sont la pauvreté grandissante alors que chacun de ses pays à des ressources pour faire vivre ses habitants .
    L un jouie de matières premiere ,l autre de tourisme et d un développement économique à rendre jaloux certains pays occidentaux et pourtant les pauvres s'appauvrissent et les riches ne savent plus que faire de leur argent .

    À ce demander si l armement est le réel problème......?

    Cordialement

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  10. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  11. Pour des raisons géographiques; socio-culturelles et historiques; le Maroc et l'Algérie sont des pays frères. Le défis actuel pour ces deux pays est de dépasser les problèmes qui ont semé la division en commençant notamment par trouver des pistes de convergence économique et commerciale. Cela pourrait constituer un premier pas vers la concrétisation du rêve populaire d'un Maghreb uni et fort.

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  12. je ne souhaiterai jamais un conflit entre les deux pays frères, au contraire je souhaiterai qu'ils économiseraient leur budgets de défense pour le traduire dans le developpment durable et l'amélioration des condions de vies de leurs peuples, et opter pour une strategie de developpment maghrebine integrée, permetant de conjuguer les moyens humains et materiels existant de part et d'autre pour créer un espace economique et social plus propspere.
    quant à l'épine au pied du sahara occidental, qui empeche cette vision de se conretiser , nous souhaitons qu'elle soit rapidement reglée à travers les institutions internationales et qu'on nous laisse avancer, nous sommes déjà en retard de plusieurs decennies par rapport à d'autres espaces économiques.....

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  13. j'aurai aimer voir l'algerie et le maroc faire un course pour le devloppement economique et social plutos que au blindes. pauvre diregents de l'arfique du nord.

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  14. l armée Algérienne et de loin plus puissante que son voisin et se sur tous les fronts :terre air mer.Mr Touchard vous n etes pas objective dans vos propos et on sent votre penchant pro marocain.l armée marocaine et une armée d operette qui reste cloitré derriére un mur de sable je ne vois pas du tout en quoi elle est plus opérationnel que l armée Algérienne.

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  15. les Marocains connaissant parfaitement le point névralgique du régime algérien: "les champs gazier et pétrolifère du Sahara orientale".

    Le régime algérien est identique à l'ancien régime de khadhafi, lequel avait passé 40ans à s'armer pour en définitif être laminé en l'espace de 3mois par une insurrection interne appuyer par les frappes de l'OTAN.

    Les forces royales marocaines, sont les plus guéri du monde arabe. leur disciples est sans nul pareilles. Ces forces ont un passé glorieux: issues des armées musulmanes et impériales qui ont conquis l'Europe, L’Afrique du nord, l’Afrique de l'ouest. Elles ont participé aux conflits les plus meurtries (guerre du Rif, guerre d'Espagne, 2 guerre mondiales, Indochine). Même l'armée Israélienne (Tsahal) a composé ses unités les plus redoutable, en y incorporant "des soldats marocains israéliens" , des infanteries qui pour la première dans l'histoire (1973), réussirons à battre des colonnes de blindés (égyptiens).

    l'armée algérien n'est pas respecter, ses faits d'armes ont été d'avoir massacré sa propre population (350000 morts et 10000 morts) durant la décennie noire (1991-2001). terreur qui a permis au régime de maintenir sa main mise sur la rente pétrolière et le pouvoir, après l'annulation des élections législatives de 1991 remporté par le FIS.

    Le régime militaire algérien dépend uniquement de la rente pétrolière.. "la chute des cours du prix du baril en 1988", avait conduit l’Algérie à une grave crise sociale et à des protestations qui ont conduit le régime a une répression féroce en tuant des manifestants (800 morts), c'est cette crise qui conduira aux résultats des élections de 1991, et l'horreur planifier par le régime qui sans suivra..

    "l'Algérie est une chimère du colonialisme, qui se fragmentera naturellement avec l'épuisement des hydrocarbures du Sahara orientale". Feu SM Le Roi hassan II

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  16. En cas d'agression, les marocains riposteraient avec détermination contre le régime algérien. Ce sont les nerfs vitaux du régime algérien qui serait visé prioritairement (gaz, pétrole). En 1963, c'est l'intervention de la France qui empêche l'entrée des forces royales à Tindouf (Sahara oriental Marocain), après la fuite des troupes algériennes chassé par les combattants des tribues Rguibat, Tajakant, Ait Brahim mené par la Caïd Saleh. En effet, la France ne quittera militairement cette région qu'en 1973 (essai nucléaire dans la région de Reagan).

    L'avantage du Maroc son ses officiers de génies, la discipline de fer de ses troupes et un matériel militaire adapté à la configuration du terrain. La victoire de Bir inzarane (1978) est l’illustration de capacité de renversement du cours d'une bataille par les forces royales (FAR) malgré une possible infériorité numérique et matériel. L'opération algérienne qualifié par eux "de opération bomedienne" (en réfence à leur président de son vrai nom Bolghorba) qui consistait à une attaque susprise (3000 combattants et 500 véhicules) contre la base marocaines de Bir inzarane (300 combattants), c'est transformé en défaite historique et une bataille de légende pour le Maroc (enseigné dans les écoles militaires du monde entier), En effet après une résistance ferrose de jeunes recrues marocaines et l’intervention de rapide des forces royales aérienne, les forces algériennes (algériens, polisarien, sahélo-sahérien, conseillers cubains, soviétiques) ont été réduite à néant. La bataille de Bir inzarne à servie de référence au film américain "300" .

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    1. hhhh très belle analyse mais à malheureusement pour toi tu es totalement à coté de la plaque.
      tu pense qu le maroc peut avec son armée toucher un seul champs gazier Algérien?
      et tu penses pourquoi l’Algérie a dépensé ces milliards de dollars pour aquerir les systèmes de défenses aériennes les plus puissants au monde, les pantsir, smirtch, S300 et S400???
      pour la bataille de Inzarane je pense que votre régime vous a menti et vous ments depuis des années. je pense que c'est les forces marocaines qui ont essuyé une cuisante défaite pas le contraire, et en plus aucune académie militaire dans le monde n'enseigne dans ses cours une bataille tout a fait classique

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  17. Ne nous laissons pas avoir comme l'on été l'Irak et L'Iran, les 2 superpuissances de la planète se sont fait la guerre par pays interposés et on a vu le résultat et comme à l'habitude qui souffre? Le PEUPLE ....Le peuple Algérien et Marocain ne font qu'un et je rejoins certains commentaires sur le fait de l'union des 2 pays sur le plan économique, sociale, culturelle etc...doit se faire...Ne nous laissons pas entrainer dans cette vision chaotique de l'avenir, restons fier de ce que nous sommes Algérien et Marocain, nous avons des richesses à partager qu sont autres que militaire. je refuserais de faire la guerre à mon frère.....Maintenant de débattre sur les forces de chaque camp, pourquoi pas chacun est libre d'adhérer ou pas et de faire ses propres recherches afin de vérifier la véracité de ce qui est avancé.
    ATTENTION aux ingérences extérieures qui veulent notre déclin et contrôler nos richesses.. j'en veux pour exemple l’Irak, La Libye, l'Afghanistan,la Syrie ....bizarre que des pays musulmans PAS touche à l’Algérie et au Maroc.

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  18. Comme je suis ancien militaire en algerie, il y a bien plus dans notre armée, et fiere de dire que rien n'est plus comme avant! Ont peut riposter aujourd'hui ou choisir la paix! Mais vous ne savez rien de mon pays l'Algérie messieurs! !! Il faut y vivre pour en savoir, courage dans pseudo biographie. .

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  19. nous sommes des freres ,pas de guerre ,pas de haine ,les puissants veulent vendrent leurs armes diviser
    pour mieux regner ,pourquoi pas une guerre espagne ,angleterre pour GIBLARTAR,
    DIRIGEANTS MAROCAINS ALGERIENS penser a vos peuples qui sont dans une tres GRANDE MISERE
    qui ne pensent qu'a quitter leur pays pour mieux VIVRE

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  20. lol tres grand misère tu exagere je trouve on est moin dans la merrde en algerie qu'en france .tous le monde poratiquememt pense a se barré du pays pour revenir en algérie mdr.

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  21. Mr Touchard, en cas de guerre l'Algerie écrasera le maroc en une semaine, pas plus . Je sais que vous êtes un ami du maroc et que vous detestez l'Algerie mais là vous avez affaire a des guerriers ,pas des lâches .Votre analyse est fausse et démentie même par les Israeliens pendant la guerre d'octobre .

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  22. pour moi ..vous n avey riens compris a la polique marocaie est alegeriene je ne vous dirais riens

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  23. Bonjour monsieur Touchard,dabord gratulations pour cet article fort réssi !

    les 100h de vol/an de military balance n´ont jamais été corrigés depuis qu´elles ont été "lancés" comme ca fin90s début 00s.

    la vérité c´est que les pilotes F16 suivent le même régime de vol que leurs homologues de l´OTAN,c´est une volonté royale.
    quand a ceux des MF2000 et mirage F1 avant,ils cumulaient entre 125h/an et 150h/an,surtout en exercices a l´étranger et au pays.

    même chose pour les F5 après qu´ils ont été upgradés avec l´aide des israeliens au Maroc entre 2001/4

    faut pas oublier aussi le facteur exercices conjoints: les marocains s´éxercent plus souvent avec les armées OTAN(France/USA/Espagne/Belgique..) par an que le fait l´ANP,qui elle souffre d´une suspition des armées étrangeres..la rendant ainsi limitée coté tactiques et growth potential.

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    1. Bonjour,

      Merci de cette précision/correction, effectivement importante ; d'autres informations recoupent ce que vous dites à ce sujet, je modifie donc le texte en conséquence.

      Cordialement

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  24. Cessons de comparer les effectifs et les quantités d’armes. A travers les situations conflictuelles et les guerres du passé, il a toujours été démontré que le nombre du matériel et des hommes n’est pas un facteur compétitif et garant de victoires, mais c’est plutôt l’expérience sur le terrain d’une armée, son professionnalisme, c'est l'entraînement et le dévouement de ses équipages, ainsi que ses doctrines tactiques qui font toute la différence. Cette logique favorise de loin l’armée marocaine. Le Maroc gère intelligemment ses budgets et ses dépenses équitablement pour assurer en même temps une bonne croissance économique, tout en modernisant et consolidant, sans frénésie, son armée et tout en s’assurant une sécurité légitime de son intégrité. Nos voisins ont toujours refusé l’invitation de construire le grand Maghreb et contribuer à son épanouissement (voir l’exemple des pays économiquement émergents). Ils sont libres de gérer leurs affaires comme ils l’entendent. Concentrons-nous sur le développement durable de notre Maroc.

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  25. yacine boudjemaa4 avril 2014 à 19:17

    et bien permettez moi de vous dire que une guerre entre les frères ennemis ne se produira jamais et vous savez pourquoi?
    et bien on est un seul peuple et j'ai honte de parle de supériorité d'arme wallah c'est inadmissible au lieu de parle de projet commun pour les deux peuples construire des universités ,hôpitaux ,la culture ,le tourismes unifier l'économie au lieu de gaspi er de l'argent en dix ans l'Algérie a déboursé plus de 21 milliards de dollars le Maroc 17 milliards et dire qu'on est même pas capable de voire la bosse qu'on a et bien je serai très heureux si j'aurai un ami de l'autre cote qui partage mes idée! et merci pour votre attention

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  26. D accord avec vous monsieur Boudjemaa. Le souci c est que l intérêt des vrais décideurs (qui ne sont ni marocains ni algériens) est de maintenir le statut quo. Si les deux peuples avaient à choisir, l Europe auraient une entité beaucoup plus impressionnante que la Turquie à sa frontière sud.

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  27. a vous tous qui vous dit que le maroc et l' algerie s'arme pour se faire face?
    c peut etre pour mieux faire face ensemble un jour?

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  28. Il faut arreter de dire que nous ne sommes pas les décideurs et que d'autres nous font faire ou défaire ce qu'ils veulent.
    Cette façon de présenter les choses fait de nous, de nos dirigeants, des etres puerils, des incapables, des irresponsables. et ce n'est pourtant pas le cas ne d'un coté ni de l'autre de la frontière.
    Que nos dirigeants soient soumis à des pressions étrangères, qu'ils soient infliencsés ou meme subjugués, il 'en demeure pas moins que ceux eux qui décident et donnent les ordres chez nous.
    Ensuite parler de peuples frères oui parce que c'est sans doute vrai.
    Ceopendant il ne faut pas perdre de vue que souvent on a plus à craindre de ses amis que de ses ennemis. A plus forte raison de ses frères.....
    Il ne faut pad perdre de vue surtout qu'un différent frontalier conrinue d'empoisonner les relations entre nos pays comme deux frères se disputeraient unhéritage, l(un prétendant avoir été laisé.
    Le Maroc continue de ressortir périodiquement mais avec ténacité qu'une partie du territoire Algérien lui appartient.
    Le Maroc ne reconnaissant pas non plus le droit à l'Algérie d'avoir une opinion différente que lui sur le Sahara Occidental et le droit du peuple Saharaoui à l'aurodétermination.
    Voila deux motifs qui comptent apparament plus que toute autre considération.
    Si nous échouons souvent dans nos entreprises c'est c'est parce que les condidérations sentimentales prennent le dessus sur le rationnel.
    Si nous voulons etre frères vraiment, régler nos contentieux est primorfial et sans doute une condition sine qua non.
    Le reste, lorsqu'il est cinsère, n'est que veoux pieux.

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  29. 1 algerie
    2 hollande
    3 allemagne
    4 france
    5 chine
    6 usa
    7 russie
    8 centre de africe
    9 palstine
    10 core de souede

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  30. Bonjour merci à vous, la question qu' il faut poser est ce nécessaire de Faire la guerre , de tout façon les deux pays seront dans une situation économique et social grave , faut d abord chercher si les deux peuples sont d accord je suis convaincu que non , Maroc Algérie c étaient et il seront toujours des frères

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  31. Bonjour,
    De cet article je ne retiens que le dernier paragraphe: Une guerre serait suicidaire pour les deux pays.

    Les deux peuples sont très proches et frères, il ne faut pas céder à la tentation des grandes nations qui aimeraient bien nous voir nous entre tuer, cela réduirait le nombre de musulmans sur terre.

    Maintenir une tension entre les deux pays, c'est la volonté des puissants, pour leur acheter des armes et être dépendants d'eux économiquement, alors que l'on pourrait s'entraider pour endiguer des fléaux qui ronges nos deux sociétés.

    Salam.

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  32. Bonsoir,

    Je suis tombé sur cet article par le plus pur des hasards. Il y'a un facteur non évalué. Celui qui concerne l'évolution simultanée du "conscient" des deux cotés. Les deux pays ne s'affronteront jamais. En fait les deux armées , les deux politiques, s'annoncent divergentes et belliqueuses mais s'équipent de manière plus complémentaire qu'antagoniste. Aucune des deux n'a intérêt à l'annoncer publiquement car elle ne pourrait plus s'équiper. A la fois le Maroc et l'Algérie ont tout intérêt à donner cette image de pays au bord de la guerre, comprenne qui voudra.

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  33. Je pense que vous sous-estimez l'armée soviétique , elle a été la deuxième plus grande armée après les Etats- Unis d'Amérique alors je pense que les soldats Algériens sont égale a la qualité des Soldats Marocains.

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