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mercredi 29 octobre 2014

Polémique : ACTUALITE PLUS QUE JAMAIS FUBAR


Char lourd français B1bis détruit durant la campagne de France ; mai-juin 1940.




  Un sergent-chef français du CPA 10 a été tué, aujourd'hui, le 29 octobre 2014 dans le nord du Mali face à des terrobandits islamistes. Il est le dixième depuis le déclenchement de l'opération Serval. Il est mort pour permettre au Mali - et aux autres pays de la région - de construire une paix solide et durable et non pour le "plaisir de l'ingérence" ainsi qu'il est parfois avancé. Il est mort aux côtés de ses camarades qui accomplissent un travail discret mais prodigieux. La France de 2014 n'est plus celle des colonies. Elle est celle qui voit le chef des forces navales sénégalaises s'exprimer dans une conférence sur le futur des conflits en mer au cours d'Euronaval 2014. Elle est celle qui voit ses soldats imposer non pas une présence mais combattre une meurtrière nuisance.

  Ce sous-officier, il occupe moins de "place" dans les médias que l'homme tué au cours d'affrontements avec les gendarmes. Gendarmes qui à l'évidence n'ont pas démérité, sous la pression d'individus vindicatifs, violents. Dans des conditions difficiles ainsi que l'a rappelé le général Favier. Si la Gendarmerie avait commis une bavure, Denis Favier l'aurait reconnu et en aurait assumé la responsabilité avec la même détermination calme dont il fait preuve pour soutenir ses hommes.

  Et tandis que l'on suspend l'usage des grenades offensives, l'on s'apprête à transférer le BPC de la classe Mistral à la Russie. Que dire de monsieur Mariani qui explique que l'on doit tenir nos engagements, notamment pour des motifs commerciaux ? Les Russes ne sont pas nos amis. Les années à venir nous le prouveront toujours plus douloureusement - à nous et à nos vrais alliés - ; avec une dégradation progressive des rapports entre l'est et l'ouest, à mesure que vieillira Vladimir Poutine, à mesure qu'il filoutera pour s'accrocher au pouvoir. Lui ou un dauphin.

  Un soldat français tué en service, c'est normal [ironie] ; il n'y a qu'à pas "faire de l'ingérence". Et puis, c'est son "métier" d'être tué [ironie] et ne justifie donc pas [ironie] la mise en berne des drapeaux dans le pays. Une grenade qui tue un manifestant parmi un groupe qui ne veut que "casser du keuf", c'est normal [ironie] d'en suspendre l'usage. Un navire d'opérations amphibies de grande qualité cédé à un pays auquel nous serons - au sein de l'Europe - de plus en plus confronté, c'est également normal [ironie]. Plus que jamais FUBAR, tout ça.

1 commentaire:

  1. Dans la disproportion de l'effet médiatique entre la mort d'un soldat les armes à la main et le décès d'un manifestant: Entièrement d'accord. Devons nous pour cela jeter une opprobre (un peu fascisante) sur les médias?
    L'histoire militaire du XX° siècle est plein d'exemples où le silence a été l'apanage dans bien des cas, mais aussi l'éclairage d'une situation somme toute normale a été à la une des journaux . Ne pouvons que le constater, mais les citoyens occidentaux que nous sommes savent de plus en plus discerner les différences d'échos.
    Pour la Russie, nous ne sommes pas en guerre, ce grand pays chrétien (et en grande partie européen) aura dans un avenir plus ou moins proche son utilité, surtout pour nous habitant de la vieille Europe.

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